Les intempéries constituent un cas de force majeure, dans la mesure où il s'agit d'événements présentant un caractère extérieur, imprévisible, inévitable et insurmontable.
Pour le salarié: Il en résulte pour le salarié que son absence est involontaire et ne peut être considérée comme fautive s'il se trouve dans l'incapacité de se rendre au travail dans de telles circonstances.
L'employeur ne peut donc prendre aucune sanction à l'égard de son salarié, dans l'hypothèse d'un retard ou d'une absence de ce dernier, pour cause d'intempéries.
Pour l'employeur: Sauf dispositions conventionnelles contraires, l'employeur n'est pas obligé de rémunérer les heures d'absence du salarié faute de travail effectif. L'absence du salarié se traduit donc par une réduction du nombre d'heures payées (pour le salaire mensuel : d’un abattement).
Afin d'éviter une perte de salaire, il peut décider d'imputer cette absence sur les congés payés mais uniquement en cas d'accord du salarié concerné.
Il peut également imposer au salarié de récupérer les heures d'absence.
Cette possibilité est prévue par l'article Lp.222-17 du code du travail de Nouvelle-Calédonie.
L’employeur peut proposer la récupération aux salariés. La récupération constitue pour l’employeur une simple faculté. En revanche, la récupération régulièrement décidée par l’employeur s’impose aux salariés.
· L’employeur qui met en place la récupération doit respecter les formalités suivantes :
- Informer l’inspecteur du travail des modalités de la récupération
- Consulter le comité d’entreprise ou à défaut les délégués du personnel s’ils existent dès lors qu’il y a modification de l’horaire de travail.
Les heures perdues par suite d’interruption collective de travail (...) ne peuvent être récupérées que dans les douze mois précédant ou suivant leur perte.
L’inspecteur du travail est préalablement informé par l’employeur, des interruptions collectives de travail et des modalités de la récupération. (article R. 222-4)
Toutefois, l’article 56 de l'AIT précise que l'interruption de travail pour (...) cause de force majeure pourra donner lieu à récupération dans la semaine ou les deux semaines suivant la circonstance qui a entraîné l'interruption de travail, lorsque cette interruption ne dépasse pas une journée et dans les quatre semaines à partir de la reprise normale du travail lorsque la durée de l'interruption est supérieure à une journée.