Qualité de vie au travail - 2018

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A l’occasion de la journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail initiée chaque année par l’Organisation internationale de travail (l’OIT), la Direction du Travail et de l’Emploi organise sur le concept « bien-être au travail, performance de l’entreprise ».

Entre les risques psychosociaux (RPS), la qualité de vie au travail (QVT), la santé qualité de vie au travail (SQVT), la frontière est mince, ces démarches ou encore ces concepts visent pourtant tous un seul et même objectif : le bien-être des salariés et celui de l’entreprise.

Pourquoi ces trois approches, vers laquelle ou lesquelles se tourner ? Sont-elles obligatoires, quelles sont les différences entre les unes et les autres, quel intérêt, comment engager ces démarches ?

Parce que les frontières entre ces 3 approches ne sont pas simples à définir et à distinguer, la Direction du Travail et de l’Emploi (DTE) et ses partenaires (la CAFAT et l’AFNOR PACIFIC) seront au CREIPAC (Nouville) toute la journée du 27 avril 2018 pour répondre à toutes ces questions. Cette journée s’adresse à toutes les entreprises, l’entrée est gratuite et le programme modulé pour permettre à chacune d’en savoir un peu plus sur chacun de ces sujets.

L’évolution du monde du travail avec notamment l’intensification des rythmes de production, la  diminution des effectifs, la précarité de l’emploi, la modernisation des outils et les relations de travail qui en découlent conduisent l’humain à faire face à des situations qui favorisent le développement d’un risque professionnel encore peu pris en compte dans les entreprises Calédoniennes : Le   risque psychosocial (RPS). La Nouvelle-Calédonie n’est pas épargnée par ce phénomène avec désormais un nombre quasi constant de déclarations de souffrances au travail chaque année.

2013

26 cas reconnus / 41 cas déclarés

2014

51 cas reconnus / 78 cas déclarés

2015

48 cas reconnus / 89 cas déclarés

2016

40 cas reconnus / 80 cas déclarés

2017

X cas reconnus / X cas déclarés

Source CAFAT

L’importante dimension subjective et l’aspect multifactoriel font de ce risque un phénomène difficile à définir, à identifier et à prévenir de prime abord. De plus, dans ce domaine, vie privée et vie professionnelle se chevauchent et se confondent apportant ainsi une complexité supplémentaire à l’identification du risque et à sa prévention.

De nombreux pays européens se sont saisis de ce risque qui influe non seulement sur la qualité du travail dans les entreprises, sur leurs fonctionnements et sur la vie des travailleurs, mais aussi sur le système de sécurité sociale des pays car, les conséquences de ce risques peuvent être très graves pour les humains et lourdes pour les entreprises. Il résulte aujourd’hui du travail de l’Europe sur ce sujet  une bonne connaissance générale de l’origine des RPS et des stratégies de prévention et d’amélioration des situations qui ont fait leurs preuves. Il en résulte également des principes généraux partagés qui permettent aux différents pays de s’inspirer mutuellement (France / Québec) afin d’édicter des concepts nouveaux comme la « Qualité de vie au travail » (QVT) ou « La santé qualité de vie au travail » (SQVT). Ces concepts visent à retourner la situation de risques à l’avantage de tous : Faire du combat contre les RPS un objectif de bien être au travail et de performance des entreprises.

Entre 2009 et 2011 la Nouvelle-Calédonie à doté son code du travail d’une obligation pour l’employeur de prendre toutes mesures pour préserver la santé mentale des travailleurs qu’il emploie et c’est dans le cadre de l’évaluation des risques professionnels qui lui incombe, que les risques psychosociaux doivent être abordés de façons primaire (Evaluer) secondaire (Prévenir) tertiaire (Réparer). Depuis 2012 la Direction du travail et de l’emploi à largement communiqué sur les risques psychosociaux mais si elle fait le constat d’évaluations biens faites, elle fait aussi celui de plans d’actions qui ne donnent pas les résultats escomptés. Il manque de toute évidence un lien entre évaluer et agir pour améliorer, il manque sans aucun doute une ligne directrice générale cohérente et adaptée au contexte calédonien qui permettra aux entreprises de rentabiliser l’investissement d’un diagnostic et de s’engager sur des démarches pourvues d’outils et de retours d’expériences, une ligne directrice qui permettra également aux organismes de prévention locaux et aux spécialistes de ce domaine de les orienter vers des référentiels connus et efficaces.

Par ailleurs, le « travail moderne » pose la question de la relation fondamentale entre l’employeur et ses salariés. Il remet en débat cette frontière historique ou chacun attend de l’autre un retour moral indéfinissable qui conduit à agir et à penser chacun pour son compte au sain pourtant d’une entité dont l’existence et le bon fonctionnement dépendent inexorablement de la relation de l’un avec l’autre, et inversement. La QVT et la SQVT mettent le travail, l’humain (employeur et salarié), et la performance de l’entreprise au centre de l’objectif dans un principe de réflexion commune fondée sur la valorisation et la reconnaissance des travailleurs, sur la recherche de facilités permettant de concilier vie professionnelle et vie personnelle, sources de bien-être au travail pour tous. La QVT et la SQVT proposent l’alliance des parties à leur opposition historique dans un schéma gagnant/gagnant.

C’est aux fins de présenter une ligne directrice et une autre forme de relations professionnelles que la Direction du travail et de l’emploi organise, sur le thème « QVT - Bien être au travail, performance de l’entreprise », sa 8ème journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail. Une journée initiée comme chaque année par l’organisation internationale du travail (OIT).

Durant toute la journée du 27 avril 2018 au CREIPAC, au travers de conférences courtes tenues 4 fois à des heures différentes pour permettre à chacun d’intégrer ces séances dans son planning, la DTE et ses partenaires, la CAFAT et l’AFNOR PACIFIC, feront le lien entre RPS, QVT et SQVT, redonneront le sens réel de ces termes à la mode, rarement utilisés à bon escient dans des démarches complètes. L’objectif n’est pas de rentrer dans les détails mais de présenter sommairement les deux nouveaux concepts en Nouvelle-Calédonie que sont la QVT et la SQVT, tels qu’ils sont proposés par les plus grands spécialistes mondiaux et de les relier aux RPS sous la forme de plans d’actions au choix.

Cette journée s’adresse notamment à toute personne qui à un lien en entreprise avec la gestion de la ressource humaine, la direction, la prévention des risques professionnels sous toutes ses formes, HSE, CHSCT, DP et DS. Elle s’adresse également à tous les intervenants extérieurs de tous les domaines qui couvrent la prévention, les relations de travail, le management et l’organisation de l’entreprise. L’entrée est gratuite, la DTE espère, comte tenu du thème, un public nombreux. Les salles étant petites il ya lieu de s’inscrire rapidement.

NB : Il va de soi que pour comprendre l’intérêt de la QVT ou de la SQVT il est nécessaire de connaitre les RPS. Pour compléter les présentations sommaires du 27 avril des matinées de la prévention (hors calendrier) seront organisées.

Organisation : DTE

Présentateurs : CAFAT : Laurent GRAVE (Conférences RPS)

                              AFNOR PACIFIC : Alain ETCHEGARAY (Conférences SQVT)

                              DTE : Philippe DI MAGGIO (Conférences QVT)

 

  • 7h30       Café d’accueil
  • 7h45      Ouverture de la journée, séance plénière QVT : Discours d’introduction
  • 8h30/9h30      1ère série de conférences (RPS, SQVT, QVT)
  • 10h30/11h30  2ème série de conférences (idem)
  • 13h30/14h30  3ème série de conférences (idem)
  • 14h30       Collation
  • 15h30/16h30  4ème série de conférences (idem)
  • 17h00    Clôture de la journée

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